Des graffitis exposés dans un vieil immeuble ottoman
Dans une rue droite entre la Tour Galata et le Bosphore, se tient un vieil immeuble ottoman délabré. Il n’attire l’attention de personne. Pourtant des graffeurs l’ont investi depuis plusieurs mois. Des artistes professionnels, mais aussi des amateurs, en majorité des jeunes hommes pauvres et sans-abri. Le propriétaire de l’immeuble leur a laissé les murs pour s’exprimer. Une décision prise pour rendre cet endroit célèbre.
D’étage en étage, des graffitis de toutes les couleurs apparaissent sur les murs du vieil immeuble. Un immeuble vide, sans âme qui vive. Le sol est jonché de bombes de peinture usagées. En haut des cinq étages, sur le toit, la vue sur Istanbul est imprenable.
Aucun artiste n’est revenu après avoir réalisé ces graffitis. D’après un journaliste du New York Times, « la municipalité de Beyoglu [quartier d’Istanbul où se trouve l’immeuble] estime que si on ne peut pas arrêter les graffeurs, autant leur offrir une galerie, un espace disponible. » Les choses sont restées identiques depuis qu’il a écrit cet article. Le gardien, Emre Güder, reste là pour l’instant et ne devrait pas quitter les lieux dans les mois à venir.
Pourtant, le propriétaire de l’immeuble souhaite toujours le vendre. Ce squat ne devrait donc pas se transformer en galerie d’art. Le lieu est ouvert au public, mais le gardien n’est pas toujours là.
Les photos ci-dessous en donnent un aperçu.















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