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	<title>ESJ Latitudes - Istanbul &#187; Reportages</title>
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	<description>Le site de l&#039;ESJ Lille à Istanbul</description>
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		<title>Le pari d&#8217;une économie verte</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 08:05:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Violaine Jaussent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[énergie verte]]></category>
		<category><![CDATA[Istanbul]]></category>
		<category><![CDATA[Korova]]></category>
		<category><![CDATA[nouveaux entrepreneurs]]></category>
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		<description><![CDATA[
Özer Uçar fait partie des nouveaux entrepreneurs qui dynamisent l’économie turque. Basé à Istanbul, il commercialise des panneaux photovoltaïques. Il a créé sa propre entreprise, et fait le pari d’une économie verte florissante. 




Özer Uçar 


Installé dans un fauteuil en cuir noir, Özer Uçar, un quadragénaire au visage rond, fume une cigarette en travaillant derrière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Özer Uçar fait partie des nouveaux entrepreneurs qui dynamisent l’économie turque. Basé à Istanbul, il commercialise des panneaux photovoltaïques. Il a créé sa propre entreprise, et fait le pari d’une économie verte florissante. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1592" class="wp-caption alignright" style="width: 219px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN1653.jpg"><img class="size-medium wp-image-1592" title="DSCN1653" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN1653-300x225.jpg" alt="" width="209" height="156" /></a><p class="wp-caption-text">Les panneaux solaires</p></div>
<div class="mceTemp" style="text-align:  justify;">
<dl id="attachment_1591" class="wp-caption alignleft" style="width: 134px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Özer   Uçar.jpg"><img class="size-large wp-image-1591" title="Özer Uçar" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN1645-579x1024.jpg" alt="" width="124" height="195" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Özer Uçar </dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Installé dans un fauteuil en cuir noir, Özer Uçar, un quadragénaire au visage rond, fume une cigarette en travaillant derrière son ordinateur. Son bureau se situe en haut d’un escalier en fer, derrière une grande baie vitrée. Importés d’une usine chinoise, des panneaux solaires emballés dans des cartons sont entreposés par terre. Haut de plafond, peint en bleu, le hangar qui abrite le siège social de son entreprise est semblable à tous ceux du quartier Imes (Istanbul metal endustry site), la zone industrielle de la rive asiatique d’Istanbul.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1593" class="wp-caption alignleft" style="width: 202px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN1641.jpg"><img class="size-medium wp-image-1593" title="DSCN1641" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN1641-300x192.jpg" alt="" width="192" height="121" /></a><p class="wp-caption-text">Le panneau solaire photovoltaïque fixé sur  réverbère</p></div>
<p style="text-align: justify;">Özer Uçar a fondé sa PME en 2005. A Istanbul, son entreprise compte 7 salariés. Il commercialise des panneaux photovoltaïques, des batteries pour les charger et des ampoules basse consommation aux particuliers, mais aussi à des entreprises privées et publiques. Le premier produit qu’il a créé, avec l’aide de designers, est un panneau photovoltaïque fixé sur un réverbère. Il engrange l’énergie solaire pendant la journée pour produire l’électricité nécessaire à l’éclairage la nuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Ingénieur électronique diplômé de l’université Gazi d’Ankara en 1991,  Özer Uçar a travaillé pendant 18 ans pour une filiale de Thomson. <em>«Ce travail m’a permis de développer des idées. Le déclic s’est produit lorsque j’ai visité une exposition sur les technologies vertes à Taïwan. J’ai réalisé qu’elles constitueraient un secteur très rentable à l’avenir »</em>, raconte-t-il. C’est d’ailleurs cette motivation économique, plus qu’écologique, qui l’a poussé à créer une entreprise dans les énergies vertes.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_1595" class="wp-caption alignright" style="width: 248px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN1648.jpg"><img class="size-medium wp-image-1595" title="DSCN1648" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN1648-300x225.jpg" alt="L'entreprise Korova vue de l'extérieur" width="238" height="178" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">L&#8217;entreprise Korova vue de  l&#8217;extérieur</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Avec son allure de commercial méditerranéen décomplexé, il est emblématique d’une nouvelle génération d’entrepreneurs turcs. <em>« Le secteur des énergies vertes est devenu un vivier d’entreprises privées, qui se développent à une vitesse croissante »</em>, analyse Ahmet Insel, économiste à l’université Galatasaray.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant l’initiative d’Özer Uçar reste rare. La Turquie est toujours peu encline aux énergies vertes. <em>« L’électricité est surtout produite par l’hydraulique et les énergies fossiles, tandis que l’énergie solaire est utilisée à titre individuel. Elle n’est pas assez développée pour couvrir les besoins de l’industrie »</em>, rappelle Ahmet Insel.</p>
<div id="attachment_1597" class="wp-caption alignleft" style="width: 183px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN1646.jpg"><img class="size-medium wp-image-1597" title="DSCN1646" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN1646-225x300.jpg" alt="" width="173" height="231" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p style="text-align: justify;">Özer Uçar l’a bien compris. Il ne se contente pas de vendre dans son pays d’origine. Il s’est implanté à Athènes, où 3 salariés travaillent pour lui. En plus de la Grèce, qui représente un marché de 500 000 €, il a exporté ses produits au Maroc, en Tunisie et en Egypte. Mais c’est surtout le projet d’installer ses panneaux photovoltaïques sur réverbères à Istanbul qui lui tient à cœur. Il assure que cela devrait être effectif d’ici deux ans. <em>« Le gouvernement turc a signé les accords de Kyoto, il doit investir dans les énergies vertes »</em>, explique-t-il. Özer Uçar est prêt à accompagner ce changement. Et surtout, il a l’intention de réaliser son rêve : posséder une multinationale spécialisée dans l’énergie solaire.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Pour le Parti des travailleurs turcs, il n&#8217;existe pas de génocide arménien</title>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 16:34:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Lefèvre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[Arménien]]></category>
		<category><![CDATA[Génocide]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Işçi Partisi, ou Parti des travailleurs, est une formation politique nationaliste dont un des fers de lance est la négation du génocide arménien. Encore plus minoritaire que son grand frère le MHP, le Parti d&#8217;action nationaliste, l&#8217;IP n&#8217;a jamais dépassé 0,6 % aux élections ni eu de siège au Parlement.
La manifestation du 24 avril 2010 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;Işçi Partisi, ou Parti des travailleurs, est une formation politique nationaliste dont un des fers de lance est la négation du génocide arménien.<span id="more-1665"></span> Encore plus minoritaire que son grand frère le MHP, le Parti d&#8217;action nationaliste, l&#8217;IP n&#8217;a jamais dépassé 0,6 % aux élections ni eu de siège au Parlement.</strong></p>
<div id="attachment_1667" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN8607.jpg"><img class="size-large wp-image-1667 " title="DSCN8607" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN8607-1024x768.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Le 24 avril, jour de la commémoration des victimes du génocide arménien et manifestation de l&#39;İşçi Partisi dans la matinée. Pour les nationalistes de l&#39;IP, les Etats-unis impérialistes ont crée de toute pièce l&#39;idée de génocide pour discréditer la Turquie face au reste du monde.</p></div>
<p style="text-align: justify;">La manifestation du 24 avril 2010 de l&#8217;IP n&#8217;a rassemblé qu&#8217;une cinquantaine de personnes dans l&#8217;avenue Istiklal, en plein centre-ville d&#8217;Istanbul. L&#8217;IP a choisi cette matinée pour protester contre la commémoration d&#8217;un génocide qui, selon lui, n&#8217;a pas eu lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Le discours est rôdé et &laquo;&nbsp;<em>l&#8217;impérialisme américain</em>&nbsp;&raquo; explique tout. Pour le vice-président du parti, Erkan Önsel, les Etats-Unis ont inventé le génocide arménien pour affaiblir l&#8217;aura de la Turquie sur la scène internationale.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd4twm" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd4twm" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Pas question pour l&#8217;IP d&#8217;intégrer l&#8217;Union européenne tant qu&#8217;elle demeure aux bottes du géant américain. La Turquie est asiatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas question non plus d&#8217;intégrer les minorités kurdes et arméniennes. Leur persécution est un mensonge des impérialistes occidentaux pour étendre leur influence.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec Marion Quillard.</p>
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		<title>Prix Afife, le meilleur du théâtre turc</title>
		<link>http://www.esjistanbul.com/2010/05/14/prix-afife-le-meilleur-du-theatre-turc/</link>
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		<pubDate>Fri, 14 May 2010 14:02:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Herbert Ribeiro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
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		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque année, depuis 1997, le prix Afife est attribué à celles et à ceux qui font le meilleur du théâtre turc. Ce prix est l&#8217;équivalent des Molières en France.
Le nom est un hommage à Afife Jale, la première femme à être montée sur scène et a avoir bravé tous les interdits de son temps.  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Chaque année, depuis 1997, le prix Afife est attribué à celles et à ceux qui font le meilleur du théâtre turc. Ce prix est l&#8217;équivalent des Molières en France.<span id="more-1795"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le nom est un hommage à Afife Jale, la première femme à être montée sur scène et a avoir bravé tous les interdits de son temps.  A cette époque, en 1929, il était interdit aux femmes de jouer au théâtre.</p>
<p style="text-align: justify;">ESJ Latitudes est allé à la rencontre des lauréats pour nous en dire un peu plus sur la scène théâtrale turque.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdajeu" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdajeu" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Yasam Radio, les voix de la Turquie</title>
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		<pubDate>Tue, 11 May 2010 19:35:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucie Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[Kurde]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[minorités]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[« Bonjour Istanbul » dans  toutes les langues, voilà comment Guler Yildiz salue chaque matin ses auditeurs, avant son émission.Trois heures de direct qui mettent à l’honneur toutes les langues de l’Anatolie, du kurde à l’assyrien.
L’histoire commence en 1995, quand Guler a l’idée de monter une radio qui préserverait le patrimoine linguistique turc. Elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">« Bonjour Istanbul » dans  toutes les langues, voilà comment Guler Yildiz salue chaque matin ses auditeurs, avant son émission.<span id="more-1754"></span>Trois heures de direct qui mettent à l’honneur toutes les langues de l’Anatolie, du kurde à l’assyrien.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire commence en 1995, quand Guler a l’idée de monter une radio qui préserverait le patrimoine linguistique turc. Elle frappe à toutes les portes pour proposer son projet, jusqu’au jour où elle rencontre son mécène, qui finance toujours la radio aujourd’hui. Les débuts sont chaotiques, entre galères financières et censure étatique. Cela fait seulement neuf mois que Radio Yasam ressemble au projet d’origine : 85% d’émissions en direct dans une cinquantaine de langues, pour des programmes uniquement culturels et philosophique. C’est le credo de Guler :<em> « Pour concerner les gens, il faut s’élever au-dessus du débat politique ».</em> Et ça marche, les volontaires se bousculent pour proposer leur projet d’émission, comme ces migrants de passage en Turquie qui auront bientôt leur plage horaire. Aujourd’hui nous croisons un avocat d’origine laze qui vient déclamer les poésies qui ont bercé son enfance :</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd9lf5_yasam-radio_news" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd9lf5_yasam-radio_news" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Yasam Radio dispose désormais de – presque – toutes les autorisations nécessaires pour émettre et admet que les autorités ont fini par la laisser tranquille. Question pratique d’abord, la censure dispose uniquement de traducteurs en arabe et en kurde. Mais Guler a aussi remarqué que depuis presque trois ans un déclic s’est produit. <em>« Ils ont compris qu’ils risquaient moins à nous laisser nous exprimer plutôt qu’à tenter de nous censurer ».</em> Elle en est sûre, un vent de fraîcheur et de renouveau souffle sur la société turque, et Yasam Radio en est une expression.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans instrument de mesure d’audience, les émissions sont comme des bouteilles à la mer, qu’on lance en rêvant qu’elles atteignent des oreilles curieuses. Guler sait que tous les Kurdes stambouliotes l’écoutent, 40% des programmes sont dans cette langue, et espère secrètement sortir des frontières. Hier, elle a reçu son premier mail d’outre-Atlantique, il venait de Sao Paulo.</p>
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		<title>Le 1er mai à Taksim ou la fin d’un tabou</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 22:08:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaylord Van Wymeersch</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[taksim]]></category>

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		<description><![CDATA[
Il est onze heures. C’est dans une effusion de joie que la tête du cortège de la manifestation du 1er mai franchit le barrage de sécurité contrôlant l&#8217;accès à la place Taksim. Des cris s’élèvent dans le ciel bleu d’Istanbul. « Taksim nous te retrouvons », crient des manifestants, heureux de pouvoir enfin fouler le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1704" class="wp-caption aligncenter" style="width: 515px"><strong><strong><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/web_82791.jpg"><img class="size-full wp-image-1704" title="Taksim 1er mai" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/web_82791.jpg" alt="" width="505" height="336" /></a></strong></strong><p class="wp-caption-text">A Istanbul, les manifestations du 1er mai ont  rassemblé plus de 200  000 personnes, 33 ans après le massacre du 1er mai 1977 sur la place  Taksim. Une journée historique.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-1699"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est onze heures. C’est dans une effusion de joie que la tête du cortège de la manifestation du 1er mai franchit le barrage de sécurité contrôlant l&#8217;accès à la place Taksim. Des cris s’élèvent dans le ciel bleu d’Istanbul. « <em>Taksim nous te retrouvons</em> », crient des manifestants, heureux de pouvoir enfin fouler le sol de la « place maudite ». Dès le barrage franchi, les applaudissements spontanés retentissent pour se mêler aux cris de joie et aux slogans qui redoublent alors d’intensité. Certains courent à toutes jambes en direction de la place, d’autres, en cortèges disciplinés reprennent leur marche au rythme des chants révolutionnaires crachés depuis les « sonos » des camions.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd8rf5" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd8rf5" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une résurrection</strong><br />
Trente trois ans que les Turcs attendaient ça. Plus qu’un symbole, une résurrection.  En début de rassemblement la tension est palpable. Beaucoup craignent, sans pour autant le dire, une réédition des malheureux évènements de 1977. Trois décennies plus tôt le rassemblement du 1er mai s’était soldé par un bain de sang : trente-quatre morts et deux cent blessés. Les différents pouvoirs successifs avaient depuis interdits les manifestations du 1er mai. Pourtant, au cours des dernières années, les tentatives de rassemblement ont réapparu à Istanbul, en dépit des interdictions officielles et des gaz lacrymogènes. Et c’est paradoxalement, le pouvoir AKP (religieux-modéré) du premier ministre Erdogan, qui a décidé cette année de lever cette interdiction, devenue un tabou au sein de la société turque.<br />
<strong><br />
« C’est incroyable »</strong><br />
« <em>Le 1er mai est une fête extrêmement importante pour les Turcs, et aujourd’hui nous sommes là après plus de trente trois ans d’absence. C’est incroyable! </em>», s’enthousiasme un syndicaliste de la confédération révolutionnaire Disk. Pour ce retour à Taksim, toutes les forces de gauche sont mobilisées avec un message récurrent : « Les autorités doivent faire la lumière sur le massacre de 1977 ». Au sein des différents cortèges on retrouve les principales formations  syndicales, la plupart des organisations d’extrême-gauche, mais aussi les associations féministes, étudiantes ou kurdes. Les grandes formations parlementaires de gauche sont aussi présentes mais plutôt discrètes. Aujourd’hui, certains sont tout simplement venus en famille ou entre amis afin de dénoncer la politique du pouvoir en place. Dans une ambiance festive, les cortèges convergent vers la place Taksim sans incident</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd9nlm" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd9nlm" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sécurité maximum</strong><br />
Et pour cause, afin de prévenir tout débordement, le dispositif de sécurité mis en place est impressionnant. Plus de 22 000 membres des services de sécurité ont été réquisitionnés, et deux hélicoptères de la police tournoient dans le ciel stambouliote. Tous les accès à la place Taksim, la plus grande d’Istanbul, sont étroitement contrôlés par les forces de l’ordre, les rues barrées, le trajet du cortège encadré par des barrières, et les manifestants fouillés pour accéder à la place Taksim.<strong> </strong></p>
<div id="attachment_1705" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><strong><strong><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/web_8834.jpg"><img class="size-medium wp-image-1705" title="forces de police" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/web_8834-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></strong></strong><p class="wp-caption-text">La police anti-émeute veille discrètement sur la manifestation (photo: Gaylord Van Wymeersch)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Atatürk dépassé par le Che</strong><br />
Alors que les discours se succèdent à la tribune officielle, l’immense place est submergée par la foule et les drapeaux multicolores des syndicats qui s’agitent au dessus des têtes. Très rapidement, le monument de la République est pris d’assaut sous le regard bienveillant du père de la Nation, Atatürk, qui aujourd’hui, s’est fait ravir la vedette par Che Guevara. Une prise de Bastille symbolique, une sorte de « 9 novembre 1989 turc ». « <em>La Turquie va changer à partir d’aujourd’hui ! Main dans la main contre le fascisme ! </em>», crient en cœur les jeunes gens perchés sur le monument de la République</p>
<div id="attachment_1706" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/web_8769.jpg"><img class="size-medium wp-image-1706" title="Monument de la République" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/web_8769-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Le monument de la République est pris d&#39;assaut par les manifestants (photo: Gaylord Van Wymeersch)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Un 1er mai célébré comme une fête. En convergeant vers Taksim, c’était un peu les vieux démons de ces trente-trois dernières années que les manifestants exorcisaient. Aucun heurt entre les manifestants et les forces de l’ordre. Un pas énorme vers la pacification de la société turque diront certains. Mais qui saura en tirer les bénéfices politiques ? L’opposition de gauche revigorée, rassemblée aujourd’hui pour dénoncer le gouvernement Erdogan et ce qu’ils appellent les « dérives du régime ». Ou Recep Tayyip Erdogan lui-même, qui pourra maintenant crier haut et fort que son gouvernement est celui de la tolérance, du pluralisme et de l’ouverture démocratique.</p>
<p><em>(avec Mathilde Boussion)</em></p>
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		<title>Quand l&#8217;AKP joue la proximité</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 22:01:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laura Aguirre de Carcer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
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		<category><![CDATA[AKP]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[
Bagcilar, dans la banlieue d’Istanbul. C’est ici que l’AKP, parti islamo-conservateur à la tête de la Turquie depuis 2002, a fait ses meilleurs scores aux dernières municipales. On y trouve tous les ingrédients de la politique nouvelle développée par ce parti qui a conquis la Turquie par les mairies : proximité à outrance, administration au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/3web.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1691" title="Bagcilar" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/3web.jpg" alt="Dans la mairie de Bagcilar le maire reçoit chaque mardi les doléances des habitants" width="505" height="336" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bagcilar, dans la banlieue d’Istanbul. C’est ici que l’AKP, parti islamo-conservateur à la tête de la Turquie depuis 2002, a fait ses meilleurs scores aux dernières municipales. <span id="more-1613"></span>On y trouve tous les ingrédients de la politique nouvelle développée par ce parti qui a conquis la Turquie par les mairies : proximité à outrance, administration au cas par cas, pragmatisme à toute épreuve. Une façon de faire très &laquo;&nbsp;village&nbsp;&raquo; pour cette municipalité du Grand Istanbul qui compte tout de même 750 000 habitants et qui, comme se plaît à le répéter le maire, rassemble à elle seule &laquo;&nbsp;<em>1% de la population turque</em>&laquo;&nbsp;.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Probablement la meilleure illustration de la politique façon AKP, la méthode dite de la &laquo;&nbsp;table blanche&nbsp;&raquo;. Cour de la mairie, une baraque en bois aux airs de préfabriqués. Devant la porte toujours ouverte, des dizaines de personnes patientent. Face au guichet, les habitants exposent leurs problèmes en espérant un geste de la mairie. Mais, chaque mardi matin, c&#8217;est &laquo;&nbsp;le jour du peuple&nbsp;&raquo; , la méthode de la table blanche se délocalise et prend de la hauteur. Direction, les bureaux du maire. En personne, une fois par semaine, c’est lui qui résoud directement les problèmes des habitants, invités à venir lui porter leurs doléances.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une large salle au milieu de laquelle trône une immense table ronde en bois vernis entourée de fauteuils de cuir, le maire, entouré d’une cohorte de conseillers, reçoit. À la manière du sultan, il fait la pluie et le beau temps. D’un coup de signature, il donne un travail, rachète un terrain à son propriétaire mécontent ou règle des factures impayées.</p>
<div id="attachment_1692" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/1web.jpg"><img class="size-medium wp-image-1692" title="Bagcilar" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/1web-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">(photo: Laura Aguirre de Carcer)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Après avoir attendu quelques heures, les habitants passent face au maire par groupe de quatorzes. L’allure maladroitement endimanchée des habitants tranche avec les costumes sans plis du maire et de ses conseiller. À la fois dignes et impressionnés, à l’appel de leur nom, un par un, ils prennent la parole et exposent leur situation. L’air affecté, le maire écoute attentivement. Il échange des messes basses avec ses conseillers, avant de rendre son verdict.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin, un homme entre pour demander du travail. Il ne repartira pas les mains vides. En quelques secondes à peine, le maire lui propose un emploi au four municipal. Sur un ton autoritaire, à la manière d’un père qui fait sortir de table son fils aîné, il lui montre la porte, et lui dit de filer immédiatement au four. Un peu plus tard dans la matinée, c’est au tour d’une femme, appuyée sur des béquilles de faire le récit de sa vie au maire. Elle explique qu’elle a un cancer, qu’avec le coût des séances de chimiothérapie, la petite pension qu’elle perçoit de son père décédé ne lui suffit plus pour vivre. Sa voix est pleine de larmes, son ton violent. Le maire la rassure fermement et en quatre mots et deux gestes de la main, lui dit de laisser les factures impayées sur la table, qu’elles seront prises en charge par la municipalité.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd7v4a" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd7v4a" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Le maire cultive la proximité avec ses administrés. Le thé est servi à tout le monde, selon la coutume. L’amabilité est de rigueur mais les habitants tiennent bon lorsque le vent souffle pas assez fort dans le bon sens. Ils prennent la liberté d’interpeller le maire, d’exprimer la violence de leur situation avec véhémence et en haussant la voix. La gravité de l’instant pèse sur leurs épaules. Quelques secondes cruciales qui peuvent mettre fin à des mois de procédures restées vaines.</p>
<p style="text-align: justify;">D’une histoire à l’autre le degré de gravité oscille fortement. Certains sont là pour de banales querelles de voisinage ou des problèmes de construction. Pour d’autres, la situation est plus dramatique. La salle se transforme alors en bureau des pleurs. Et le discours du maire prend des accents plus paternaliste. La mairie revendique soixante-quinze problèmes résolus par jour. Les négociations se font à la va-vite, rarement plus de cinq minutes sur un cas. À cet habitant qui souhaite construire mais ne possède pas l’autorisation de le faire sur son terrain, il propose un rachat. 140 000 TL (75 000 euros). À prendre ou à laisser. En fin de séance, un homme ne se satisfait pas de la décision du maire. Il argumente. D’un coup, le maire se lève, lâche brusquement un murmure pour signifier la fin de la réunion. Il est temps de quitter les lieux, sans discuter. Le maire raccompagne la dernière administrée jusqu’à la porte. La main posée sur son épaule.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>(avec Mathilde Boussion et Gaylord Van Wymeersch)</em></p>
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		<title>Levent, la City stambouliote</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 11:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pauline Turuban</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Résidences de luxe, centres commerciaux délirants et bureaux des géants de l&#8217;industrie et de la finance&#8230; Levent donne à voir un nouveau visage d&#8217;Istanbul : celui d&#8217;une métropole qui joue à fond la carte de la mondialisation.
Istanbul marcherait-elle dans les traces de Dubaï ?  Depuis quelques années, la mégapole turque, qui approche les 13 millions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Résidences de luxe, centres commerciaux délirants et bureaux des géants de l&#8217;industrie et de la finance&#8230; <span id="more-1359"></span>Levent donne à voir un nouveau visage d&#8217;Istanbul : celui d&#8217;une métropole qui joue à fond la carte de la mondialisation.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Istanbul marcherait-elle dans les traces de Dubaï ?  Depuis quelques années, la mégapole turque, qui approche les 13 millions d&#8217;habitants, poursuit des ambitions comparables à celles de son homologue émiratie (et semble avoir été plus épargnée par la crise). En complète mutation, la ville se verrait bien devenir la New York du XXIe siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Les projets pharaoniques se succèdent et les grands complexes immobiliers poussent comme des champignons. Des gratte-ciel qui n&#8217;ont rien à envier aux plus grandes capitales sortent de terre. A travers cette politique de grands travaux, le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, qui fut maire d&#8217;Istanbul, est bien décidé à laisser son empreinte sur l&#8217;ex-Byzance et à lui redonner sa place de &laquo;&nbsp;ville-monde&nbsp;&raquo;, compétitive et attractive.</p>
<p style="text-align: justify;">Vitrine de cette nouvelle image, le quartier d&#8217;affaires de Levent, sorte de City stambouliote. Niché sur la rive européenne, il abrite les sièges sociaux des grands groupes turcs et internationaux, dont des banques (Isbank, Akbank, la banque centrale turque, HSBC etc) et des hôtels de luxe (Kempinski, Plaza, Mövenpick etc).</p>
<div id="attachment_1379" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/14939901.jpg"><img class="size-large wp-image-1379" title="Levent" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/14939901-1024x682.jpg" alt="" width="491" height="327" /></a><p class="wp-caption-text">Levent, zone résidentielle du nord d&#39;Istanbul, est devenue un centre d&#39;affaires. © Ümit Tuncay</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1382" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/P4300008.jpg"><img class="size-large wp-image-1382" title="Levent" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/P4300008-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Les grandes entreprises ont réalisé des plus-values en installant leur siège sur des collines en friche ouvertes à l&#39;urbanisme dans les années 80</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1383" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/P4300002.jpg"><img class="size-large wp-image-1383" title="Levent" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/P4300002-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Les tours de Levent sont les locaux préférés des entreprises étrangères qui s&#39;implantent en Turquie</p></div>
<p style="text-align: justify;">Levent, un quartier desservi par les autoroutes et les deux ponts sur le Bosphore, via lesquels 500 000 personnes transitent chaque jour. Les sorties principales du métro qui le relient à la vieille ville<em> </em>débouchent chacune sur un centre commercial : Kanyon et Métrocity, deux véritables temples de la consommation, tout de verre et d&#8217;acier vêtus. Les marques de luxe internationales s&#8217;y disputent les faveurs d&#8217;une population aisée déterminée à s&#8217;offrir du très haut de gamme.</p>
<p style="text-align: justify;">Du haut de gamme dans les <em>shopping bags</em>, mais aussi en rentrant chez soi : les résidences privées de grand standing deviennent la norme d&#8217;habitat à Levent. La quête d&#8217;un mode de vie prestigieux et glamour, une façon d&#8217;affirmer son statut social.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1387" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/kanyon_2.jpg"><img class="size-full wp-image-1387" title="kanyon_2" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/kanyon_2.jpg" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">A son ouverture en 2006, le centre commercial Kanyon, tout en courbes, a été primé par la prestigieuse &quot;Architectural review&quot; </p></div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1390" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/P4300014.jpg"><img class="size-large wp-image-1390" title="Kanyon" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/P4300014-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Avec une surface de 37 500m2, 160 boutiques et de nombreux restaurants répartis sur 4 étages, Kanyon est un temple de la consommation</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1391" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/kanyon_konut.jpg"><img class="size-large wp-image-1391" title="Kanyon" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/kanyon_konut-1024x685.jpg" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Le projet Kanyon comporte aussi des bureaux et des résidences privées de standing</p></div>
<p style="text-align: justify;">A Levent, on est bien loin du bazar Egyptien et des minarets. Istanbul se métamorphose et joue des coudes pour se faire une place dans la concurrence mondiale. Quitte à réduire le Bosphore et la mosquée Bleue à un simple théâtre pittoresque.</p>
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		<title>Quand l&#8217;art contemporain investit la tradition</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 07:33:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pauline Turuban</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une ville « qui mêle tradition et modernité », « à mi-chemin entre  Orient et Occident »… Les clichés relatifs à Istanbul abondent. S&#8217;ils frisent parfois la caricature, ils servent aussi de base à une réflexion bien réelle sur les multiples influences qui parcourent la métropole.
Dans le domaine de l’art contemporain notamment, les formes traditionnelles de création retrouvent leurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une ville « qui mêle tradition et modernité », « à mi-chemin entre  Orient et Occident »… Les clichés relatifs à Istanbul abondent. <span id="more-1025"></span>S&#8217;ils frisent parfois la caricature, ils servent aussi de base à une réflexion bien réelle sur les multiples influences qui parcourent la métropole.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le domaine de l’art contemporain notamment, les formes traditionnelles de création retrouvent leurs lettres de noblesse. De nombreux artistes turcs commencent à explorer l’héritage historique et culturel de leur pays pour le réinterpréter.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exposition temporaire qui a lieu jusqu&#8217;au 23 mai au musée d’art contemporain de Tophane <a href="http://www.istanbulmodern.org">Istanbul Modern</a> est l’expression de cette tendance. Intitulée <em>Gelenekten Çağdaşa</em> (« Du traditionnel au contemporain »), elle se consacre aux interactions entre création moderne et art ancestral turc.</p>
<p style="text-align: justify;">Neuf artistes (Erol Akyavaş, <a href="http://www.ismetdogan.com">İsmet Doğan</a>, <a href="http://www.incieviner.net">İnci Eviner</a>, <a href="http://www.bedrirahmi.com">Bedri Rahmi Eyüboğlu</a>, <a href="http://www.selmagurbuz.net">Selma Gürbüz</a>, <a href="http://www.ergininan.com">Ergin İnan</a>, <a href="http://www.balkannaciislimyeli.com">Balkan Naci İslimyeli</a>, Murat Morova et Ekrem Yalçındağ ) y présentent leurs œuvres, toutes inspirées par l’histoire anatolienne et la richesse culturelle de la Turquie.</p>
<p style="text-align: justify;">Des tableaux, des installations, des vidéos et des photographies qui dialoguent avec des œuvres relevant des arts dits «traditionnels» comme la calligraphie, la miniature, le vitrail ou encore le textile.</p>
<div id="attachment_1494" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-3.png"><img class="size-full wp-image-1494" title="Erol Akyavaþ" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-3.png" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Le travail d&#39;Erol Akyavaş est une synthèse de la rationalité occidentale et des conceptions orientales du monde. Il insuffle à ses oeuvres la spiritualité islamique, en s&#39;inspirant de la philosophie soufie.</p></div>
<div id="attachment_1492" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-1.png"><img class="size-full wp-image-1492" title="Ekrem Yalçýndað" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-1.png" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Dans ses compositions, Ekrem Yalçındağ part des motifs floraux traditionnels que l&#39;on trouve sur les carreaux ottomans et les combine avec une conception contemporaine de la couleur. Il met en avant le lien entre la tradition ornementale islamique et l&#39;ordre mathématique et géométrique.</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1497" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-7.png"><img class="size-full wp-image-1497" title="Inci Eviner" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-7.png" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Avec l&#39;installation New Citizen, İnci Eviner remet en question notre lecture des représentations traditionnelles. Elle réinterprète les symboles en confrontant le classique papier-peint européen et les ornements autrefois utilisés sur les carreaux ottomans.</p></div>
<div id="attachment_1496" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-6.png"><img class="size-full wp-image-1496" title="Selma Gürbüz" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-6.png" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Selma Gürbüz transpose les mythes et les légendes turcs aux images actuelles de la mode, et partage une conception &quot;pop&quot; de la tradition.</p></div>
<div id="attachment_1491" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Ergin-Ýnan.png"><img class="size-full wp-image-1491" title="Ergin Ýnan" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Ergin-Ýnan.png" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">    Ergin İnan juxtapose les conceptions de l&#39;amour et de la foi du Mesnevi (l&#39;une des plus influentes oeuvres du soufisme) et la vision existentialiste du monde.</p></div>
<div id="attachment_1495" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-4.png"><img class="size-full wp-image-1495" title="Murat Morova" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-4.png" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Murat Morova réinterprète les éléments visuels, oraux et écrits de l&#39;esthétique islamique avec un regard contemporain. </p></div>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_1493" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-21.png"><img class="size-full wp-image-1493" title="Balkan Naci Ýslimyeli" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/Image-21.png" alt="" width="491" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Les similitudes et les différences entre les cultures occidentale et orientale servent de base au travail de Balkan Naci İslimyeli. L&#39;essentiel de son oeuvre se résume selon lui à &quot;la symétrie, la répétition, le rêve et la réalité, le moderne et l&#39;ancien, ainsi que toute l&#39;histoire visuelle qui les baigne.&quot; </p></div>
<p><strong>Istanbul Modern Sanatlar Müzesi</strong></p>
<p>Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h. Entrée libre les jeudis de 10h à 20h.</p>
<p>Meclis-i Mebusan Caddesi, Liman Sahası<br />
Antrepo-4 Karaköy<br />
Tél : (+90) 212 334 73 00</p>
<p style="text-align: justify;"><!--EndFragment--></p>
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		<title>Être homosexuel à Istanbul</title>
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		<pubDate>Wed, 05 May 2010 07:26:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Hélène Soenen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Beyoglu]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[minorités]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois jeunes Stambouliotes homosexuels expriment la difficulté de vivre leur différence au sein de la société turque, même à Istanbul, ville réputée plus clémente. Le drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté gay,  a beau flotter devant quelques fenêtres du quartier de Beyoglu, apparaître sur la  façade d&#8217;une poignée de cafés, ne pas se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN6911.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-925" title="DSCN6911" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN6911-300x225.jpg" alt="" width="144" height="108" /></a></strong><strong>Trois jeunes Stambouliotes homosexuels expriment la difficulté de vivre leur différence au sein de la société turque, même à Istanbul, ville réputée plus clémente.<span id="more-384"></span> Le drapeau arc-en-ciel, </strong><strong>symbole de la communauté gay,  a beau flotter devant quelques fenêtres du quartier de Beyoglu, apparaître sur la  façade d&#8217;une poignée de cafés, </strong><strong>ne pas se méprendre : </strong><strong>l&#8217;homosexualité reste mal acceptée.<br />
</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Obligé de mentir&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/04/DSCN6710.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-385" title="DSCN6710" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/04/DSCN6710-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Ceyhun, 22 ans, le visage rieur et enfantin, a quitté l&#8217;Allemagne pour Istanbul il y a cinq ans. Cinq années d&#8217;engagement au sein de l&#8217;association Istanbul Lesbian Gay Bisexuel Travesti Transexuel Initiative, qui vient en aide aux minorités sexuelles. Mais aussi de longues années de mensonge, et autant de moments de honte. <em>« Ma mère est au courant, mais pas mon frère ni mon père. S&#8217;ils savaient que je suis gay, j&#8217;aurais de gros problèmes »</em>, confie Ceyhun. En apprenant son homosexualité, beaucoup de ses amis ont coupé les ponts. <em>« Ma vie, c&#8217;est énormément de mensonges.  Souvent, j&#8217;oublie même ce que j&#8217;ai inventé dix minutes plus tôt. Je dois me cacher, et à cause de ça, je ne suis pas complètement heureux. »</em> Avant de revenir dans son pays d&#8217;origine avec sa famille, Ceyhun a vécu dix-sept ans en Allemagne. <em>« A Istanbul, j&#8217;ai beaucoup de problèmes à cause de ma sexualité. J&#8217;ai un copain, mais impossible de lui tenir la main ou de l&#8217;embrasser dans la rue</em>.&nbsp;&raquo; Il y a un an, les deux jeunes hommes ont pourtant essayé. Dans les rues de Beyoglu, Ceyhun et son ami se sont laissés aller à un baiser.  Ceyhun reste marqué par les regards et les insultes des passants, par la honte éprouvée.  Depuis, plus de contact en public pour le couple. <em>« En Europe, je ne ressentais pas cette gêne. Au supermarché, personne ne me regardait, j&#8217;étais libre</em>.&nbsp;&raquo; Ceyhun regrette-t-il sa vie en Europe ? <em>« Non, parfois j&#8217;y retourne, et je suis toujours tendu en revenant à Istanbul. Mais j&#8217;ai choisi de faire ma vie ici, et je vais me battre</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pas une maladie&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/04/DSCN6722.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-424" title="DSCN6722" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/04/DSCN6722-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><em>&laquo;&nbsp;Avant que je ne lui révèle mon homosexualité, ma mère était ma meilleure amie&nbsp;&raquo;</em>, constate I. avec nostalgie. A l&#8217;âge de 17 ans, la jeune Stambouliote prend conscience de son attirance pour les femmes. I. ne conçoit alors  pas de dissimuler sa nouvelle sexualité à sa mère, et finit par lui avouer. <em>&laquo;&nbsp;Ma mère n&#8217;a pas accepté mon choix pendant 6 ans. Elle disait que j&#8217;étais malade, elle voulait que j&#8217;aille voir un psychologue</em>.&nbsp;&raquo; Cheveux courts, arcade sourcilière et lèvre piercées, I. est une jeune femme moderne. Ce qui n&#8217;est pas pour plaire à une large partie de la société. <em>&laquo;&nbsp;Quand on est une fille et qu&#8217;on est lesbienne ici, c&#8217;est très difficile. Une femme turque se doit d&#8217;être féminine, d&#8217;avoir les cheveux longs. On devine rapidement quand une fille est lesbienne, elle n&#8217;est pas dans la norme.&nbsp;&raquo;</em> Dix ans après, la sexualité de I. pose toujours problème dans la famille. Son père n&#8217;est pas au courant. Ou feint de ne pas savoir. <em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est étrange, il ne me demande même pas quand viendra le mariage. A ma soeur, il demande souvent.&nbsp;&raquo;</em> Le père de la compagne de I. a appris récemment que sa fille était lesbienne. Il cherche à séparer les deux jeunes femmes en louant un autre appartement pour sa fille. I. déplore surtout le comportement masculin face à l&#8217;homosexualité. Au quotidien, ce sont les hommes qui sont les plus menaçants. I. sait que dans la rue, elle n&#8217;est jamais à l&#8217;abri d&#8217;une agression. Paradoxalement, c&#8217;est sa famille qui la protège. Elle n&#8217;est pas seule, donc moins vulnérable. Mais la tension quotidienne pèse sur le moral du jeune couple. Pour vivre librement son homosexualité, I. pense partir en Espagne avec sa compagne. <em>&laquo;&nbsp;Si je veux vivre ce que je veux comme je veux, je ne peux pas rester là&nbsp;&raquo;</em>, conclut pensivement la jeune femme.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Tu iras en enfer&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN7112.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-929" title="DSCN7112" src="http://www.esjistanbul.com/wp-content/uploads/2010/05/DSCN7112-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Vedat est musulman pratiquant et homosexuel. Trois fois par semaine, le jeune homme se rend à la mosquée. Vedat se souvient avec douleur du jour où il a confié à son imam, âgé de 90 ans, son homosexualité. <em>« Tu iras en enfer »</em>, a craché le vieil homme, menaçant. Alors comment arrive-t-il à concilier sa sexualité avec une religion qui le rejette ? <em>« C&#8217;est Dieu qui a voulu que je sois gay. Dieu a créé la vie gay »</em>, explique Vedat. A 25 ans, le Stambouliote vit plutôt bien son quotidien difficile. Il partage un appartement avec son copain, sans que sa famille ne soit au courant. Venu à Istanbul pour étudier l&#8217;économie, il vit loin de la maison familiale, basée à Ordu, à 900 km de là. <em>« Personne ne sait, mais je crois que mon frère a compris. Nous n&#8217;avons pas de conversation ouverte. Si ça se savait, on en viendrait sûrement à se battre »</em>, livre Vedat. Dans son quotidien à Beyoglu, les choses sont plutôt calmes. A côté de ses études, Vedat travaille à mi-temps au Sugar café, l&#8217;un des trois bars gays d&#8217;Istanbul. <em>« Des clients hétérosexuels entrent, s&#8217;asseoient. Parfois ils me demandent ce que signifie le drapeau arc-en-ciel, et quand je leur dis, ils s&#8217;en vont »</em>. Beaucoup de Stambouliotes ne tolèrent pas l&#8217;homosexualité, au point que dans les cafés, quand Vedat sort avec son copain, les serveurs ne tardent jamais à leur dire de garder une distance. Ils ne peuvent ni s&#8217;embrasser, ni se tenir la main. Vedat est incroyablement souriant. A ceux qui ne le tolèrent pas, il lance juste un énergique <em>&laquo;&nbsp;güle güle&nbsp;&raquo;</em> (au revoir).</p>
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		<title>Dans les coulisses de NTV</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 14:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[NTV est considérée comme la chaîne de télévision la plus fiable en Turquie. Tous les matins, à 11h10, Mirgün Cabas et Rusen Cacir y animent une émission politique dans laquelle ils développent, avec des spécialistes invités, les principaux thèmes abordés dans les quotidiens du jour.
Mete Sohtaoglu, animateur d&#8217;une émission musicale depuis cinq ans sur radio [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ntvmsnbc.com/" target="_blank">NTV</a> est considérée comme la chaîne de télévision la plus fiable en Turquie. <span id="more-1159"></span>Tous les matins, à 11h10, Mirgün Cabas et Rusen Cacir y animent une émission politique dans laquelle ils développent, avec des spécialistes invités, les principaux thèmes abordés dans les quotidiens du jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Mete Sohtaoglu, animateur d&#8217;une <a href="http://www.myspace.com/betonmete" target="_blank">émission musicale</a> depuis cinq ans sur radio Eksen, travaille depuis un an au sein de la chaîne en tant qu&#8217;assistant des deux présentateurs. Un job stressant, qui exige précision, flexibilité&#8230; et un réveil aux aurores.</p>
<p style="text-align: justify;">Il nous a ouvert les portes d&#8217;NTV le temps d&#8217;une matinée.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd6m7c_dans-les-coulisses-d-ntv-avec-mete_news" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xd6m7c_dans-les-coulisses-d-ntv-avec-mete_news" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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